Virage sévère de la stratégie en ligne du Royaume Uni24 novembre 2010
![]() Après la démission du directeur du système d’information (DSI) du gouvernement britannique, John Suffolk, c’est Jayne Nickalls, la directrice du portail gouvernemental Directgov, qui quitte ses fonctions. Dans le même temps Martha Lane Fox, qui occupe le poste original de « championne digitale » officielle, a publié un rapport attendu sur la stratégie digitale du gouvernement, avec l’objectif de services publics en ligne « par défaut ». Il préconise un changement radical de la gestion du portail Directgov, passant par la centralisation sur le portail de toutes les transactions et démarches liées à des services publics. Selon le rapport, les services et informations du secteur public doivent également être accessibles là où les utilisateurs se trouvent, c’est à dire sur les sites qu’ils consultent le plus. Cet objectif peut être atteint en ouvrant les applications des sites gouvernementaux et en pratiquant le co-marquage et la syndication des contenus de manière systématique. Enfin, Martha Lane fox demande la nomination d’un directeur du digital au sein du gouvernement, qui soit responsable de l’expérience utilisateur et de l’ergonomie au niveau inter-ministériel, ainsi que la migration de l’ensemble des sites internet publics vers un seul domaine. Francis Maude, le ministre du Cabinet Office, équivalent du secrétaire général du gouvernement en France, a répondu plutôt favorablement à ce rapport. Il accepte de nommer un directeur du digital au sein du gouvernement, et d’enjoindre toutes les administrations à intégrer leurs services en ligne au portail Directgov. Il est en revanche plus prudent concernant le nom de domaine unique pour l’ensemble des sites du gouvernement. Francis Maude confirme la volonté de rendre les services publics disponibles en ligne « par défaut », et précise même que certains services seront uniquement disponibles sur Internet. Il assure que les personnes ne disposant pas d’un accès personnel à Internet seront soutenues par les pouvoirs publics, avec des accès mis à disposition dans les bureaux de poste par exemple. La prise en charge de la fracture numérique pour l’accès aux services en ligne demeure cependant totalement absente du rapport de Martha Lane Fox. Plus d’informations:
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