La Slovénie lance un Wikileaks contre les violences domestiques

27 juillet 2010

Un service anonyme d’alerte aux violences domestiques à été présenté par Katarine Kresal, le ministre de l’intérieur slovène, le 9 juin 2010.

D’après epractice.eu, le service est accessible depuis trois sites web, ceux du ministère de l’intérieur, de la police, et State Portal of the Republic of Slovenia, le portail d’e-gouvernement national. Il permet à n’importe qui de signaler des crimes, délits ou d’autres types de menaces liés à la violence domestique. Ce service fournit une alternative au service d’alerte par téléphone, et permet à la police d’accéder à des descriptions plus détaillées, ainsi qu’à des documents qu’il est possible de joindre aux déclarations.

L’anonymat est garanti, et le service ne demande aucune connaissance particulière aux utilisateurs. M. Svetek, coordinateur du projet, explique que la mise en oeuvre technique ne requiert aucune compétence particulière ni connection certifiée, et surtout qu’elle n’implique aucune transmission de données sur les utilisateurs à la police: « La seule manière pour la police de recevoir des informations sur les utilisateurs, c’est lorsque les utilisateurs eux-mêmes incluent ces informations dans leur contribution. »

L’importance de ce type de services semble grandir, parallèlement à la prise de conscience que toute communication ou activité sur l’Internet laisse des traces incontrollables et ineffaçables, qui, si elle ne seront pas forcément utilisées par la police lors d’une enquête, on beaucoup plus de chance en revanche de ressurgir après quelques années, en mettant le sujet dans une situation parfois inconfortable.

Eric Schmidt, PDF de Google, avait déclaré en décembre 2009 interview pour CNBC.com , lors d’une interview pour CNBC.com, que « Si vous souhaitez que personne ne soit au courant de certaines choses que vous faites, peut-être que vous ne devriez tout simplement pas les faire ». »C’est effectivement une manière de considérer le problème. Mais dans certaines situations, sinon toutes, l’anonymat est indispensable pour partager des informations, même sur Internet.

C’est ce que permet le service d’alerte aux violences domestiques mis en place en Slovénie, mais c’est aussi, pour prendre un autre exemple d’actualité, le coeur d’activité de Wikileaks une plateforme Internet transnationale collaborative, qui permet a n’importe quide publier anonymement des documents confidentiels ayant fuité.

Le site a connu une très grande exposition médiatique, arpès avoir publié en avril 2010 la vidéo d’une bavure militaire de l’armée américaine en Irak, et après avoir procuré un nombre impressionant de rapports confidentiels sur la guerre en Afghanistan auNew York Times, au Guardian et à Der Spiegel.